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Note du 30 Août 2009

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Voilà 6 mois que leur mise en bouteilles a été réalisée et après une convalescence bien méritée, Les Caillerets 2007 commencent à se réveiller et à s’ébrouer.

Pour mon plus grand plaisir, je vois ce vin exprimer sa richesse et sa profondeur. Au premier contact, nez dans le verre, je m’étonne de l’intensité de ses arômes car en cet été 2007, le soleil a plus brillé par son absence que par sa présence, et la fraîcheur des températures du mois d’août m’a laissé un vif souvenir !

C’est sans doute vers Éole qu’il faut donc se tourner et chercher une explication. Début septembre, son souffle fort et puissant a concentré le jus de nos raisins. En quelques heures, le destin des 2007 s’est trouvé changé et aujourd’hui nous constatons avec bonheur les effets de son action.

La bouche encore en construction indique la présence d’une énergie minérale affirmée révélatrice d’un grand terroir. La roche-mère calcaire de ce coteau donne au vin toute sa puissance, sa structure et sa longueur. La bouche est gourmande et raffinée. Des arômes de poires, d’agrumes et d’amandes enveloppent subtilement nos papilles.

En 2007, la Terre et l’Air sont bien les éléments majeurs du millésime. Dans quelques années, cette bouteille régalera l’amateur de grands vins.

Note du 19 mars 2009

Année de gel et Année de feu, 2003 a marqué ce début de siècle au fer rouge.

Les premiers signes du réchauffement climatique, manifestés par un été caniculaire et des vendanges précoces, ont laissé des traces dans l’esprit du citoyen et du vigneron.

Six années ont passé, et dans la cave, il n’est pas rare que je débouche lors d’une dégustation une bouteille de notre Boudriotte 2003.

Durement touchée par le gel de part sa situation en bas de coteau, le rendement y fût très faible, et fort heureusement car la vigne n’aurait pas pu subvenir à l’alimentation des quelques grappes rescapées sous pareille chaleur.

Aujourd’hui donc, j’aime à regarder dans mon verre tournoyer sa belle robe teintée de jaune doré et humer son bouquet épanoui.

En bouche, je retrouve l’ampleur de sa jeunesse mais avec plus d’élégance et de finesse. C’est un peu comme si la sagesse de l’âge était devenue maître de sa fougue d’antan, ou que la raison avait pris le contrôle de son corps.

Dans la longueur, il y a toujours beaucoup de fruits secs et de notes chocolatées mais la finale est beaucoup plus pure et fraîche.

Ainsi, laissons-nous séduire par ses atours et son approche aisée, et étonnons nous de son esprit et de sa profondeur.

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